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Créer une société en Suisse quand on est Français 11 janvier, 2008

Posté par quentin dans : Aspects Légaux,Business,Création d'entreprise,Entreprenariat , 69 commentaires

Suite à un premier article parlant de la première étape de la création d’une société en Suisse, je reçois de *très* nombreuses questions sur les démarches à effectuer pour créer une société en Suisse quand on est Français. Plutôt que de répondre à tout le monde séparément, voila les différents points, plus quelques remarques et conseils :

Attention cependant : si vous créez une SàRL à 2 dont une personne domiciliée en Suisse et que la 2ème est Française, cette dernière a besoin d’un permis de travail en Suisse si vous comptez la salarier. Les seuls permis de travail permettant à un travailleur Français de travailler en Suisse tout en restant domicilié en France sont le permis L (limité à 12 mois) et le permis G (appelé « frontalier », même si les contraintes de distance par rapport à la frontière ont disparu depuis 2007, c’est à dire que vous pouvez être domicilié en Bretagne et frontalier). Si vous êtes intéressé par ce format il vous faudra donc faire les démarches administratives pour obtenir ce permis.

Pour ce qui est de la domiciliation en Suisse, des services fiduciaires (un peu comme un comptable en France) vous offrent généralement la possibilité de s’inscrire en tant qu’administrateur de votre entreprise, de vous domicilier et de vous faire votre comptabilité pour des sommes assez variables. Ceci vous permet de créer une société en Suisse même si vous n’y connaissez personne.

Autre remarques importantes concernant la fiscalité : la Suisse a en France l’image d’un paradis fiscal (merci Johnny et autres). C’est probablement assez vrai lorsque vous êtes une grande fortune, quand vous créez une société il y a cependant des bémols à apporter. D’abord, il faut faire attention au canton dans lequel vous créez votre société, par exemple si vous êtes à Lausanne (canton de Vaud) vos employés Français effectuent une déclaration d’impôts (un peu comme les Suisses) alors qu’à Genève, ils sont imposés à la source (beaucoup moins intéressant). Un des avantages à être localisé en Suisse est la relativement faible TVA (7.6% au lieu des 19.6% en France). De plus si vous faites beaucoup de chiffre à l’export (en France par exemple), celui-ci n’est pas soumis à la TVA. Si vous faites du service, vos offres à des sociétés non-Suisses se feront sans TVA, ce qui, même si c’est presque fiscalement équivalent pour vos clients (qui peuvent récupérer la TVA qu’ils payent), donnera quand même au moment d’une RFP l’impression à votre client que vous êtes 20% moins cher. Autre avantage, le faible taux d’imposition en Suisse par rapport à la France. Pour une nouvelle société, cela peut paraître relativement anodin (souvent les bénéfices sont faibles les premières années), mais cela peut également prendre du sens si vous vendez votre société. Enfin, les charges sociales sont globalement pas mal plus faibles en Suisse qu’en France (ou ne le sont-elles pas ?), et donc plus votre nombre d’employés est élevé, et plus il est intéressant d’être situé en Suisse.

En revanche, la Suisse a quand même quelques défauts vis à vis de la création d’entreprise :

Voila, j’espère que ça répondra aux questions de la plupart !
 

Rachat de blogs.ch 21 août, 2007

Posté par quentin dans : Blogging,Création d'entreprise,News,unBlog.fr , 8 commentaires

Après avoir pas mal retardé le lancement d’une plateforme spécifique pour la Suisse, nous avons saisi l’opportunité de racheter le nom de domaine blogs.ch emoticone. Des challenges intéressants nous attendent avec le domaine, à savoir réussir à l’intégrer pour tout ce qui fait du sens avec unblog.fr, et à le séparer pour tout ce qui a une connotation locale. Du fun en perspective !

Le Web 2.0 Suisse 11 août, 2007

Posté par quentin dans : Business,Communautés Virtuelles,Création d'entreprise,Entreprenariat , 2 commentaires

Suite au lancement de nos services pros, j’essaye ces derniers temps de sortir un peu la tête de mes 2 dadas, à savoir la technique et le marketing, pour élaborer une démarche commerciale spécifique à ces services. Le référencement, la publicité, le bouche à oreille, sont de superbes techniques de marketing extrêmement efficaces quand on cherche à atteindre le grand public. Dès qu’on cible une clientèle professionnelle cependant, on change de registre, et on sort du marketing pour tomber dans le commercial. Mes anciens profs de Centrale diraient que c’est le moment de commencer à réseauter, mes anciens camarades de promos diraient que c’est le moment de commencer à pipeauter, mais tout le monde serait d’accord pour dire que c’est plus pareil.

Alors du coup je me penche depuis quelques temps, en commençant par mon propre environnement (la Suisse romande) sur les personnes à rencontrer, les leaders spirituels de leur génération emoticone , ceux qui font que ça bouge en Suisse (si, si) soit par leur investissement en temps dans diverses manifestations liées à l’entreprenariat, soit par leur propre réseau de connaissance et qui servent de pierres angulaires entre les entrepeneurs débutants tels que moi et ceux qui seront leurs futurs clients, partenaires, employés…

Ca m’a donc permis de tomber sur un thème assez récurrent chez ces « movers » de Suisse Romande : la recherche des jeunes pousses Suisses qui montent ! ça a commencé chez Laurent Haug, c’est aussi chez Sandrine Szabo, qui a d’ailleurs créé un groupe linkedin et un « netvibes univers » emoticone, ou encore sur Xing et SwissStartups, et ça devrait encore en reprendre un coup le jour ou Laurent aura fait arriver ça chez TechCrunch.

Bon et qu’est-ce qu’on en tire finalement, quelles sont les étoiles du web 2 Suisse ?

Pas facile à dire, disons que si je ne devais en retenir que 3, je dirais que j’aime bien Doodle, excellent service quand on veut se faire une petite fête, Fairtilizer, pour les amateurs de musique, et je trouve aussi Plazes vraiment marrant, même si certains le trouveront un peu trop similaire à d’autres services basés sur Google Maps.

Le web 2 au secours des entreprises délocalisées ? 10 août, 2007

Posté par quentin dans : Communautés Virtuelles,Création d'entreprise,Entreprenariat,Software , 1 commentaire

Kipubli SàRL est une entreprise délocalisée. Ho pas dans le sens ou nous avons envoyé une usine en Chine non. Mais dans le sens ou parmi 7 personnes qui travaillent de près ou de loin à l’élaboration de notre modeste édifice, certaines sont distantes de 8000kms, on parle 3 langues maternelles différentes, et on utilise 4 monnaies distinctes.

Dans ce contexte, les outils collaboratifs devraient prendre une dimension réellement intéressante, et ceux fournis par le Web 2 devraient tenir le haut du classement, compte tenu que beaucoup des sociétés estampillées « Web 2″ fonctionnent dans ce mode de travail. Oui he bien pourtant je dois bien dire que de notre coté, c’est un peu la préhistoire. Sorti de l’email et du chat, bien peu de « nouveaux » outils collaboratifs nous paraissent attirants et suffisamment conviviaux et efficaces pour représenter un réel gain de temps.

On a bien pensé aux wikis… Ça peut faire de bons outils de documentation peut être. Mais quand on documente pour la « technique », on a plutôt tendance à se tourner vers les bons vieux commentaires dans le code. J’avais pensé aux wikis pour documenter l’utilisation des blogs, après tout la doc de WordpPress est écrite comme ça, mais finalement je me suis tourné vers le Screen Recording et le sympathique outil Camtasia, et on aura très bientôt des démos vidéos des manipulations possibles en guise de tutoriels. C’est certes beaucoup moins évolutif, mais c’est quand même carrément plus sexy pour l’utilisateur d’avoir une video. Sorti de la, be, je dois dire pas grand chose. On a bien une to-do, mais ca se rapproche quand même plutôt du code management que de l’outil collaboratif.

Et pourtant des fois, les communications par email, c’est dur… Et les communications par chat, c’est pas persistant… Alors, qui peut me recommander l’outil collaboratif idéal de l’entreprise délocalisée ?

Créer une société en Suisse, étape 1: le notaire 16 février, 2007

Posté par quentin dans : Aspects Légaux,Création d'entreprise,Entreprenariat , 59 commentaires

Dans une petite série d’articles, je vais revenir sur les différentes étapes de la création d’entreprise en Suisse, et partager mon expérience afin que d’autres créateurs puissent éventuellement en bénéficier.

Créer une entreprise en Suisse est globalement assez simple, en particulier si on compare avec la France. J’ai personnellement opté pour la forme juridique SàRL, plus simple à gérer administrativement que la SA et demandant moins d’apports financiers initiaux.

Pour peu qu’on soit européen, il suffit d’être 2 personnes dont une résidant sur le sol Suisse, et de libérer 20000CHF pour pouvoir créer une Société Suisse. En pratique,on n’est obligé de libérer que 50% du capital en liquide, et pour ce qui est de la résidence sur le sol Suisse, force est d’avouer qu’il est simple de trouver une fiduciaire pouvant jouer le role de la 2eme personne résidant sur le sol helvête (bien que je n’ai pas moi-même eu recours à ce genre de service).

Une fois trouvé le nom de la société, il faut se rendre sur Zefix, afin de vérifier que le nom est disponible. Le moteur de recherche à disposition est assez évolué et propose des noms de sociétés dont la consonance s’approche du critère recherché, afin d’etre sur de ne pas risquer une ressemblance trop marquée avec un nom existant.

Une fois le nom trouvé, il est simplement nécessaire de contacter un notaire, qui posera quelques questions simples et va pouvoir se charger de la rédaction des statuts de l’entreprise (en fait, il s’agit plus ou moins de remplir un template de statuts en remplaçant noms et adresse de la société…).

Attention ! Les honoraires des notaires sont très variables en Suisse d’un canton à l’autre, alors que n’importe quel notaire parlant la langue du canton ou la société doit être créée peut le faire. Moralité, quelques recherches s’imposent, et n’hésitez pas à passer quelques coups de fil avant de choisir un notaire, il est même parfois nécessaire d’insister pour se faire donner un prix. Les honoraires peuvent varier d’un canton à l’autre et d’un notaire à l’autre du simple au quadruple (et encore, probablement plus). De ma propre expérience, les notaires fribourgeois semblent les plus abordables, et les vaudois les plus chers. Ca peut valoir le coup de faire 45 minutes de voiture, si c’est pour économiser 3000CHF. Je recommande chaudement le notaire qui s’est occupé de ma société, pour son professionnalisme, son efficacité et son caractère abordable par rapport aux notaires genevois : Mr Hank à Bulle. Compter environ 2000CHF quand même pour les frais de notaire.

Demain, j’arrête d’être salarié 23 novembre, 2006

Posté par quentin dans : Création d'entreprise,Entreprenariat , 6 commentaires

Hier ma copine m’a offert ca : emoticone

 demain.jpg

 Je ne sais pas si le bouquin sera bon, mais déja je trouve l’image amusante.

 

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