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LIFT07 – Deuxième jour 19 février, 2007

Posté par quentin dans : Communautés Virtuelles,Entreprenariat,Réseaux Sociaux , 1 commentaire

Le second jour de LIFT était consacré à des conférences sur des sujets divers. Le discours d’ouverture par la chairwoman de wikipedia n’avait rien d’extraordinaire, mais n’a pas manqué de déclencher une vague de commentaires de blogueurs autour du web suite à une rumeur (non fondée) selon laquelle Wikimedia (la fondation qui fait tourner wikipedia) n’avait suffisament de fonds que pour 3 mois. Cette déformation grossière des propos effectivement tenus, qui plus est par des personnes meme pas présentes à la conférence, a déclenché moult discussions et billets d’humeurs comme seuls nos blogueurs les plus controversés savent le faire.

Les 3 conférences qui ont suivi le matin furent très intéressantes. Outre une divertissante démonstration des possibilités offertes aux adolescents fans d’habbo hotel, Lee Bryant a soutenu la thèse intéressante que les effets de masse dont bénéficient les grosses communautés du web pourraient être obtenus par les entreprises suffisament grosses pour qu’assez d’utilisateurs s’impliquent dans une communauté limitée à cette entreprise.  Ayant moi-meme un passé dans quelques sociétés « corporate », j’ai quelques doutes sur cette théorie, mis à part peut etre dans une très grosse société focalisée sur l’informatique et dont la majeure partie des employés a accès à l’ordinateur.

Un des highlights de la conférence pour moi était la présentation par Stowe Boyd, « Social, me first« , principalement parceque j’adhère complétement aux principes exposés. En résumé, toute communauté sur le web doit si elle désire réussir, se focaliser d’abord sur les aspirations de l’individu. Les utilisateurs ne joignent que rarement une communauté qui n’est pas déja extrêmement bien établie pour ses aspects communautaires, mais bien pour ce qu’ils peuvent en tirer à titre personnel. Il est important de faire d’abord un endroit ou les gens se sentent bien et qui leur fourni un service satisfaisant, avant de songer à extraire du service des fonctionnalités communautaires.

C’est exactement la philosophie que j’essaye de mettre en place avec unblog : d’abord, donner au blogueur un environnement convivial et plaisant pour qu’il puisse s’exprimer en tout confort. Ensuite, ajouter des dimensions communautaires au site afin d’obtenir à la fois, une valeur ajoutée sortant de la masse d’informations disponible, et à la fois, profitant au blogueur par l’extension de son réseau de connaissances sur et en dehors du site, fournissant plus d’activité sur son blog, etc.

Parmi  les conférences de l’après midi, je retiendrai surtout le divertissant Bernino Lind (qui a quand meme fait venir des musiciens roms jouant de l’accordéon pendant sa présentation), et la grosse déception de la présentation de Pierre Chappaz. Venant du créateur Francais (!) de Netvibes, Kelkoo et Klio, et avec une présentation intitulée « Média 2.0″ j’espérais un exposé visionnaire et brillant de ce qu’allait etre le web de demain. Au lieu de ca, l’audience s’est vu servir une présentation marketing des nouvelles features à venir de netvibes et expliquer combien c’était génial de pouvoir tout incorporer dans des widgets, le tout dans un anglais, disons, approximatif… Seule idée pas trop marketing sortie de cette présentation : « la page web va disparaitre », et encore ca pourrait etre considéré comme un argument marketing pour vendre netvibes. En plus, je vois mal comment la popularisation des aggrégateurs en tout genre et des « widgets » va faire disparaitre la page web, un aggrégateur se doit avant tout d’aggréger quelque chose, et tout contenu doit bien être, à l’origine, posté sur une page web. Enfin somme toute je trouve dommage d’avoir fini cette journée par cette présentation, tombée dans le travers des présentations « marketing-pipeau » que dans l’ensemble LIFT avait assez bien réussi à éviter sinon.

Retour sur LIFT07 – Premier jour 16 février, 2007

Posté par quentin dans : Blogging,Communautés Virtuelles,Entreprenariat , ajouter un commentaire

La semaine dernière j’ai eu la chance et le plaisir de participer à la conférence LIFT 2007. 3 jours de présentations, rencontres et découvertes, avec pour sur des hauts et des bas, mais globalement une expérience très enrichissante.

Le premier jour était dédié à des « workshops », ou les participants, réunis en groupes de 30-40 personnes, réfléchissaient autour d’un sujet. Les 2 workshops auxquels j’ai participé, « DIY monitoring and evaluation » et « Legal issues and perspectives », furent tous deux intéressants à divers degrés. Le premier m’a surtout intéressé car c’est mon propre projet qui a été choisi comme cas pratique de discussion par un certain nombre de participants. C’est toujours bon d’avoir du feedback de personnes ayant un oeil complètement nouveau sur un service ou un concept. Le second, très orienté vers les aspects juridique, était particulièrement intéressant pour moi dans le contexte ou ma société permet à des utilisateurs de s’exprimer librement. Ou sont les limites dans cette liberté d’expression, et qui est responsable lorsqu’elle est enfreinte ? En somme, la législation est assez floue. L’hébergeur est tenu de prendre une action lorsqu’on lui signale un contenu frauduleux ou à caractère diffamatoire pour terminer la diffusion de ce contenu. Mais la ou le bas blesse, c’est que rien ne dit comment l’hébergeur du service peut apprécier le caractère frauduleux d’un article. En effet, la limite entre un commentaire de consommateur mécontent et de la diffamation est souvent assez floue, est-ce donc à l’hébergeur du service de décider ou elle se trouve ? Si je me mets à fermer tous les blogs incriminés (environ 1 plainte par semaine), je vais à l’encontre de l’un des objectifs du site qui est de permettre aux utilisateurs de s’exprimer librement, d’autant que certaines plaintes sont clairement non fondées. En revanche pour beaucoup de plaintes, je me retrouve dans une situation ou juger du caractère diffamatoire d’un article est franchement difficile sans aller vraiment dans les détails, et mon rôle en tant qu’hébergeur n’est pas de faire l’inspecteur de police ou le procureur général.

Créer une société en Suisse, étape 1: le notaire

Posté par quentin dans : Aspects Légaux,Création d'entreprise,Entreprenariat , 46 commentaires

Dans une petite série d’articles, je vais revenir sur les différentes étapes de la création d’entreprise en Suisse, et partager mon expérience afin que d’autres créateurs puissent éventuellement en bénéficier.

Créer une entreprise en Suisse est globalement assez simple, en particulier si on compare avec la France. J’ai personnellement opté pour la forme juridique SàRL, plus simple à gérer administrativement que la SA et demandant moins d’apports financiers initiaux.

Pour peu qu’on soit européen, il suffit d’être 2 personnes dont une résidant sur le sol Suisse, et de libérer 20000CHF pour pouvoir créer une Société Suisse. En pratique,on n’est obligé de libérer que 50% du capital en liquide, et pour ce qui est de la résidence sur le sol Suisse, force est d’avouer qu’il est simple de trouver une fiduciaire pouvant jouer le role de la 2eme personne résidant sur le sol helvête (bien que je n’ai pas moi-même eu recours à ce genre de service).

Une fois trouvé le nom de la société, il faut se rendre sur Zefix, afin de vérifier que le nom est disponible. Le moteur de recherche à disposition est assez évolué et propose des noms de sociétés dont la consonance s’approche du critère recherché, afin d’etre sur de ne pas risquer une ressemblance trop marquée avec un nom existant.

Une fois le nom trouvé, il est simplement nécessaire de contacter un notaire, qui posera quelques questions simples et va pouvoir se charger de la rédaction des statuts de l’entreprise (en fait, il s’agit plus ou moins de remplir un template de statuts en remplaçant noms et adresse de la société…).

Attention ! Les honoraires des notaires sont très variables en Suisse d’un canton à l’autre, alors que n’importe quel notaire parlant la langue du canton ou la société doit être créée peut le faire. Moralité, quelques recherches s’imposent, et n’hésitez pas à passer quelques coups de fil avant de choisir un notaire, il est même parfois nécessaire d’insister pour se faire donner un prix. Les honoraires peuvent varier d’un canton à l’autre et d’un notaire à l’autre du simple au quadruple (et encore, probablement plus). De ma propre expérience, les notaires fribourgeois semblent les plus abordables, et les vaudois les plus chers. Ca peut valoir le coup de faire 45 minutes de voiture, si c’est pour économiser 3000CHF. Je recommande chaudement le notaire qui s’est occupé de ma société, pour son professionnalisme, son efficacité et son caractère abordable par rapport aux notaires genevois : Mr Hank à Bulle. Compter environ 2000CHF quand même pour les frais de notaire.